Fragment Nietzschéen #16 Du dépassement de soi et l’éthique du quotidien

« Considère les habitudes qui sont les tiennes et qui la constituent (l’histoire de tous les jours) : sont-elles le produit d’innombrables petites lâchetés et paresses, ou de ton audace et de ton inventive raison ? »

‘Nuff said : apprenez une autre langue, lisez le bouquin qui traine sur votre table de chevet depuis des mois et faites un peu de sport pardi ! C’est cool les endorphines !

 

Fragment Nietzschéen #15 Suivre ses pulsions 

A propos de la noblesse : «  le signe distinctif de celle-ci sera toujours de ne pas avoir peur de soi-même, de ne rien attendre de déshonorant de soi, de voler sans hésitation dans la direction où nous sommes poussés – nous, oiseaux qui sommes nés libres ! Quel que soit le lieu où nous parviendrons, nous y trouverons toujours autour de nous liberté et lumière du soleil. »

Fragment Nietzschéen #14 YES MAN

Pour la prochaine année à venir, Nini (c’est drôle car la politique et car ça fait surnom pour un nihiliste) a trouvé le prochain message à clamer haut et fort !

« Pour la nouvelle année – Je vis encore, je pense encore : je dois vivre encore, car je dois encore penser. […] Je veux apprendre toujours plus à voir dans la nécessité le beau : je serai ainsi l’un de ceux qui embellissent les choses. Amor fati […] Je veux même, en toutes circonstances, n’être plus qu’un homme qui dit oui ! »

Merci Jim Carrey

Fragment Nietzschéen #12 Le monde est fou et c’est très bien comme ça

Lorsque l’on considère que le monde a un sens, un ordre, on peut vite parvenir à rejeter le monde tel qu’il est posé par les nihilistes : chaotique, incompréhensible, dénué de morale.

Attardons-nous justement sur la morale : ce refus du nihilisme et du monde nihiliste provient justement du fait que nous transposons nos exigences morales sur le monde. Nous lui demandons ainsi d’être beau, moral et d’avoir un sens. C’est presque de l’anthropomorphisme !

« (Le monde) n’est ni parfait, ni beau, ni noble, et ne veut rien devenir de tout cela, il ne cherche absolument pas à imiter l’homme ! Il n’est nullement concerné par aucun de nos jugements esthétiques et moraux ! »

Ce qu’il y a d’extraordinaire dans la philosophie de vie nietzschéenne, c’est la volonté de s’adapter au monde et de le trouver beau tel qu’il est. D’une grande sagesse, n’est-ce pas les loulous?

Fragment Nietzschéen #11 De l’indépendance d’esprit

Qualité suprême selon le bonhomme, Nietzsche ne veut en aucun cas des disciples dociles. Non, ce serait trop simple et même paradoxal ! Un auteur qui se rebelle contre le monde et auxquels les disciples se soumettent ? Balivernes !

Plus sérieusement, c’est là que l’indépendance d’esprit et la volonté de créer sa propre réalité doivent triompher pour l’auteur lorsqu’il s’adresse à nous :

« Sois un homme et ne suis pas ma voie, – mais la tienne ! Mais la tienne ! Notre vie à nous aussi doit finir par triompher à nos propres yeux ! »

Fragment Nietzschéen #10 Du dépassement de la peur de l’échec

Nietzsche, c’est un peu le premier coach en développement personnel de l’humanité !

« Le penseur voit dans ses propres actes des tentatives et des questions visant à obtenir des éclaircissements sur un sujet quel qu’il soit : le succès et l’échec sont pour lui en premier lieu des réponses »

Encouragement du monsieur donc à oser, à vivre, à tenter et à apprendre les rouages de notre monde tel qu’il est afin de mieux pouvoir y fonctionner. Par ailleurs, si l’on veut changer les choses en somme, commençons par comprendre le monde et par se donner les moyens de le changer.

Nietzsche invite tous les hommes à rire d’eux-mêmes. Il recommande même de ne suivre aucun maître qui n’aurait pas l’humilité et l’honnêteté de rire de lui-même.

Au-delà du doute, il y a la question de la morale qui peut paralyser nos actions. Et là, coup de brio que voici lorsque le bonhomme se réfère aux grecs :

« « C’est à la seule condition que tu te repentes que Dieu te fait grâce » – voilà qui susciterait chez un Grec éclat de rire et scandale : il dirait « voilà bien un sentiment d’esclave » »

Puis conclusion avec brio de Freddie : « Le pêché est un manquement à son égard, non à l’égard de l’humanité ! ». Vivez votre vie pour vous, cueillez votre jardin, YOLO et tout ça !

Fragment Nietzschéen #9 Contre les conservateurs et la fermeture d’esprit

Nietzsche les appelle les ajouteurs de mensonge. Ils qualifient ainsi ceux qui cherchent des raisons à posteriori  pour justifier des systèmes en place qui les arrangent et qu’ils n’ont jamais questionnés :

« On inventa des raisons mensongères pour justifier l’existence de ces lois, simplement pour ne pas s’avouer que l’on s’était habitué à la domination de ces lois et que l’on ne voulait pas voir cette situation changer ».

Ça vous rappelle la crapule parlementaire polonaise qui trouvait normale que les femmes soient moins payées que les hommes car plus faibles et moins intelligentes ?

Fragment Nietzschéen #8 Vivre dans ce monde tel qu’il est

Le plus motivant des messages nietzschéens se rapporte à son rejet du stoïcisme dans un court passage sur les différentes insatisfactions :

« Les insatisfaits faibles […] (je censure un court passage misogyne, pas assez PC vous voyez ?) sont inventifs lorsqu’il s’agit d’embellir et d’approfondir l’existence ; les insatisfaits forts […] lorsqu’il s’agit d’améliorer la vie et de la rendre plus sûre ». C’est ainsi qu’il assassine tous ceux qui font semblant de renoncer par vertu alors qu’en fait, il ne renonce qu’à ce qu’ils ne sont jamais parvenus à obtenir !

C’est ainsi que Nietzsche combat les idéologies d’une vie autre que celle à laquelle nous faisons face. Pas d’échappatoire religieuse, pas de fuite dans les livres et dans les idées. Non. La Volonté de Puissance doit nous animer pour devenir meilleur et plus proche de notre idéal afin de connaître l’Éternel Retour, concept signifiant que l’on mène une vie que l’on serait prêt à revivre indéfiniment.

Fragment Nietzschéen #7 De l’utilité du mal et de la douleur

Pour Freddie Merc…Nietzsche, le mal a une raison d’être : voyant la société comme un ensemble d’individus qui œuvrent dans le sens de la vie et de la survie de l’espèce, d’où l’instinct de troupeau d’ailleurs et sa nécessité pour Nietzsche pour que cela soit la règle malgré les exceptions, le mal permet aussi de tenir l’homme sur ses gardes.

Ainsi, comme le dit Alana Bloom dans l’excellente série Hannibal « It also needs a few psychopaths to keep us on our toes ».

Au-delà du mal, il interroge aussi la douleur. Nietzsche fut souffrant pour la plupart de sa vie, s’éteignant prématurément après une vie de dur labeur intellectuel. Pourtant, l’auteur ne cherchait pas la paix intérieure, l’ascèse, le stoïcisme. Il disait ainsi que la science ne devrait jamais supprimer la douleur entièrement, car sinon, plus de bonheur.

Plus généralement, cela signifie que la suppression des émotions négatives et leur dénigrement, finit par éteindre tous les feux qui s’animent en nous. Éloge de la vulnérabilité ?