Fragment Nietzschéen #12 Le monde est fou et c’est très bien comme ça

Lorsque l’on considère que le monde a un sens, un ordre, on peut vite parvenir à rejeter le monde tel qu’il est posé par les nihilistes : chaotique, incompréhensible, dénué de morale.

Attardons-nous justement sur la morale : ce refus du nihilisme et du monde nihiliste provient justement du fait que nous transposons nos exigences morales sur le monde. Nous lui demandons ainsi d’être beau, moral et d’avoir un sens. C’est presque de l’anthropomorphisme !

« (Le monde) n’est ni parfait, ni beau, ni noble, et ne veut rien devenir de tout cela, il ne cherche absolument pas à imiter l’homme ! Il n’est nullement concerné par aucun de nos jugements esthétiques et moraux ! »

Ce qu’il y a d’extraordinaire dans la philosophie de vie nietzschéenne, c’est la volonté de s’adapter au monde et de le trouver beau tel qu’il est. D’une grande sagesse, n’est-ce pas les loulous?

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