Frustration et Sublimation

Alors que j’assiste, dans Le crépuscule d’une idole du sulfureux Onfray, au tabassage dans les règles de l’art (façon “coup de pied balayette” comme disent les djeuns) de Freud, je me dis que je devrais lire Nietzsche.

Le type le plus HARDCORE que vous verrez aujourd’hui !

Souffreteux, le brave gaillard nous disait que “la science moderne a pour but aussi peu de douleur que possible”. On me dit que le personnage était troublé et frustré mais que de là est issue une énergie vitale sans borne. Ce qui m’intéresse surtout, c’est son intuition avant Sigmund (Sigie comme aime dire mon père), du principe de sublimation.

Nietzsche Please …

On revient à la question du sens d’une certaine manière : le réel est, un point c’est tout. Avec nos fantasmes, volontés, aspirations, la confrontation au réel peut être dure : déception, inadéquation et donc frustration. Ce qu’il y a de remarquable, c’est que cette énergie vitale trouve toujours un échappatoire, sous peine de voir la cocotte minute exploser. Ce serait de là que viendrait les principes de transformation du réel, de transcendance et de sublimation.

L’alchémiste voulait créer un sublime tableau. Par malheur, une goutte de trop s’échappa d’une éprouvette. Et c’est ainsi les enfants qu’est né Nickelback

Une apparition furtive et brève qui inspire l’amour (ou ce que notre cerveau pourrait vouloir nous faire croire afin de répondre à ses instincts primitifs, à méditer) et BAM ! Poèmes, dessins, romans et chansons fusent. Nous voilà en train de chanter la vie, un peu comme lui.

Curieuse alchimie, certainement salvatrice, qui élève la frustration afin de créer des monuments (littéraires, musicaux, artistiques voire de vrais monuments / statues).

Chateaubriand et Aragon peuvent se rhabiller, ils ne pèsent pas assez dans le game pour faire face !

La capacité de l’être humain à se préserver, à s’exprimer et finalement à dépasser le réel est tout de même remarquable ! J’aime cette idée que les plus grands noms de l’histoire ont tous cherché à leur façon à canaliser cette énergie débordante, ces affects et ces passions, afin de les rendre éternels et universels. De Baudelaire à Maître Gims, il n’y a qu’un pas …

Bref, je devrais lire Nietzsche …

Max

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